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Karen Cyr, Véronique Sauriol, Pascal Vignon, Andréa Tassé, David-Alexandre Paquette et François Gagné, responsable politique
@express SST d'octobre

Dans la nuit du 4 au 5 novembre prochain, nous reculerons nos horloges d'une heure pour revenir à l'heure normale de l'Est. Ce retour à « l’heure d’hiver », avec la perte de lumière naturelle, peut aggraver chez plusieurs la dépression saisonnière. Comment peut-on agir en prévention ?

Prévenir la dépression saisonnière

La dépression saisonnière, aussi appelée trouble affectif saisonnier, se manifeste principalement pendant les mois d’automne et d’hiver. Elle est marquée par un changement de l’humeur, une augmentation de l’appétit, entraînant parfois un gain de poids, et une tendance à dormir davantage. Si ces symptômes disparaissent généralement au printemps, il demeure important d’intervenir en prévention.

4 trucs pour éviter la dépression saisonnière

  1. Exposez-vous à la lumière naturelle.
  2. Pratiquez régulièrement l'exercice physique.
  3. Maintenez des interactions sociales.
  4. Optez pour une alimentation équilibrée.

Lorsque la prévention ne suffit pas...

Il est recommandé de consulter un médecin ou un professionnel de la santé mentale pour traiter le trouble affectif saisonnier.

Les traitements prévalents incluent :

Luminothérapie: Exposition à une lampe spéciale produisant 10 000 lux, de préférence le matin, pendant 30 à 45 minutes.
Psychothérapie: Notamment la thérapie cognitivo-comportementale pour travailler sur les pensées, les émotions et les comportements liés à la dépression.
Médication: Des antidépresseurs peuvent être prescrits pour améliorer l'humeur et l'énergie, mais leur efficacité peut prendre plusieurs semaines à se manifester.
Activité physique quotidienne: Particulièrement une promenade le matin, qui peut aider à combattre la dépression saisonnière.

Source : La dépression saisonnière, Institut Douglas et 5 trucs pour éviter la dépression saisonnière, Le Devoir

Vivre le deuil au travail : Une épreuve à surmonter

La mort au travail est rarement discutée, car on pense que le deuil se vit en famille. Cependant, entre 10 % et 15 % de la population active perd un proche, et 40 % des congés spéciaux sont dus à un décès.
 
De surcroît, un cadre sur trois serait confronté à des deuils sans formation préalable. La santé mentale au travail est généralement abordée sous l'angle du bien-être en entreprise et de la souffrance liée au travail. Le deuil, lui, est rarement étudié, sauf dans des cas exceptionnels comme les suicides au travail.

Vivre le deuil

« Avant de retourner au travail, je ressens une grande tension. Mon cœur est lourd, et je suis anxieux. L’idée de revoir mon bureau, mes collègues et la routine normale est à la fois nécessaire et difficile. Je me sens comme si j’étais au bord d’un précipice, hésitant entre reprendre ma routine ou faire face à l’inconnu. Les souvenirs de la personne que j’ai perdue me hantent, accentuant ma solitude. La tristesse que je croyais avoir surmontée ressurgit avec force. Chaque minute qui passe me rappelle que la vie continue malgré ma douleur. La douleur de la perte s’ajoute à la pression de devoir continuer sans elle. Les nuits sont longues, remplies de pensées contradictoires et d’insomnie. »

Ce texte, bien que fictif, permet de comprendre les questions et émotions qu’une personne endeuillée peut se poser et ressentir à la veille de son retour.

Besoins des personnes endeuillées

En ces moments difficiles, les personnes endeuillées ont des besoins essentiels. Ils ont besoin d'être écoutés, de pouvoir ventiler leurs émotions, et d'être accueillis dans leur chaos émotionnel. Il est crucial de les rassurer sur ce qu'ils vivent, de valider leurs efforts et de les accompagner dans leur quête de sens, en respectant leurs propres croyances. De plus, ils ont besoin d'être informés et guidés, lorsque cela est nécessaire.

Accompagner les personnes en deuil

L’attitude des collègues et des supérieurs hiérarchiques est primordiale dans cette période. L’accompagnement consiste à simplement « être avec » la personne en deuil, à lui offrir un accueil chaleureux, une présence empathique, une authenticité respectueuse et une bienveillance non-jugeante. Les attitudes sont la clé de tout cela.

Il est également important de vérifier le réseau de soutien dont dispose la personne en deuil. Leur entourage, leurs amis et leur famille peuvent jouer un rôle crucial dans leur processus de deuil.

Le retour au travail après une perte est un défi difficile, mais avec le soutien adéquat, il est possible de surmonter cette épreuve, un pas à la fois.

Absences pour deuil

La convention collective prévoit à l’annexe G que « tous les employés ont droit à des jours d’absences sans perte de salaire à l’occasion du décès ou des funérailles d’un proche parent », selon le tableau suivant :

Précisions :

  • Vous devez utiliser le code 4DEC à votre feuille de temps.
  • Le nombre de jours ou de demi-journées ouvrables d’absence est déterminé en fonction du jour de l’événement.
  • Seuls les jours ouvrables sont rémunérés.
  • Le congé maximal varie selon la situation et la distance à parcourir.
  • Si la distance à parcourir dépasse 120 kilomètres, elle doit être inscrite sur l’avis d’absence.
  • L’utilisation d’un traversier équivaut à 80 kilomètres par heure de traversée.

 

Ressources

Maison Monbourquette, soutien aux endeuillés : 
https://www.maisonmonbourquette.com/bottin-des-ressources-1

Comprendre les étapes du deuil :
https://www.fondationmonbourquette.com/les-etapes-du-deuil

Le deuil dans le monde du travail - Guide pour les entreprises :
https://www.hetsl.ch/fileadmin/user_upload/ecole/reseau/avif/Brch_Deuil_FR_web_01.pdf 

Réseau des délégués sociaux :
https://www.ssphq.org/media/documents/Liste_DS_Permanente.pdf

Programme d’aides aux employés et employées et à leur famille (PAEF)  :
https://intranet.hydro.qc.ca/santesecurite/8046.htm